Archive | décembre, 2010

Only4senses : une expérience inouïe à vivre dans le noir le plus complet!

15 déc

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Et si vous viviez – le temps d’un repas – une expérience dans le noir le plus total…

ATTENTION : 2 repas pour 2 personnes A GAGNER ! Allez voir notre rubrique Concours !

Only4Senses se déroule dans un lieu exceptionnel, les caves voûtées des Galeries Royales Saint-Hubert au cœur de Bruxelles, où se tient l’exposition permanente «Bruxelles en Scène ».

Les repas qui sont servis tiennent compte de saveurs et textures connues mais sont préparés de telle sorte que les convives partent vers une véritable (re)découverte des produits.

L’accueil et le service sont assurés par des collaborateurs aveugles, recrutés et formés grâce à la Ligue Braille* et qui seront près de vous pour vous guider.

Cette expérience unique permettra aux personnes voyantes de partager, pour un court moment, le quotidien de personnes non-voyantes et, surtout, de pouvoir à l’issue du repas, partager leur ressenti avec elles.

Concrètement, comment se déroule une soirée Only4senses ?

Les repas dans le noir sont organisés quelques jours chaque mois et uniquement sur réservation au moins 48 heures à l’avance.

Les « invités » sont attendus pour l’apéro à 19h30 et le repas commence à 20h00. Chaque repas peut se poursuivre par un moment de partage au bar (légèrement éclairé).

Le menu est toujours une surprise et son thème varie chaque mois.

Il est concocté par l’excellent chef Francis Heusbourg et comprend une entrée, un plat et un dessert. Les vins changent en même temps que le menu et sont à chaque fois adaptés aux repas.

Roland Dacos en Chine..pour sa société Rivages

Kotplanet a joué à son jeu favori d’aller enquêter sur celui qui se trouve à l’origine de ce projet extraordinaire : Roland Dacos. Ce « jeune homme » n’était pas tout seul dans l’aventure, à l’origine, il s’agit d’une histoire d’amitié avec Jacques Brédal, un « ami depuis des années », comme Roland le dit lui-même. « On s’est rencontré de manière professionnelle, tout d’abord, et on s’est extrêmement bien entendu. Un jour, je l’invite à venir me voir au Québec…il y est resté un mois ! Nous sommes devenus très proches. Il y a 5 ans, Jacques nous invite à une soirée à Paris avec nos compagnes, il avait une « petite surprise » pour nous. Cela s’est avéré être 4 places dans le resto « noir » de Paris. On y a vécu une expérience à la fois extraordinaire et déplorable. Extraordinaire au niveau de l’intimité (c’est comme quand on discute avant et après avoir fait l’amour dans le noir) et dans le même temps déplorable car la bouffe était infâme et le vin une véritable piquette, et surtout, pas question de discuter avec les aveugles avec lesquels on « partageait » l’expérience ! Jacques et moi, on aime bien « refaire le monde » et on s’est dit en rentrant sur Bruxelles, Ahh, si on avait un bel endroit, un meilleur chef….on pourrait bien mieux faire ! Le directeur de la Ligue Braille, Monsieur Magis, nous a confirmé qu’il fallait des fonds et un endroit adéquat…Pendant un an et demi, le projet est resté « dans les cartons »…Puis un jour alors que je m’occupais de la conception de l’éclairage du théâtre du Vaudeville, il y a eu une coupure de courant et je me suis retrouvé dans le noir complet :j’avais trouvé l’endroit parfait pour le projet !

Qui es-tu ? D’où viens-tu ? Quel a été ton parcours jusqu’à aujourd’hui ?

Roland Dacos à l'Espace green Europe - Chine

 Ouh la ! J’ai eu un parcours à mon avis très peu conventionnel : je suis éclairagiste de formation (ce qui est quand même fort pour faire un resto dans le noir ;-) !) En réalité, j’ai fait des études de radio-TV (càd d’électronicien de l’époque) mais quand je suis sorti des études, je me suis engagé…comme chauffeur de camion ! En réalité, j’ai toujours voulu être musicien. J’ai travaillé alors pour une société  qui fabriquait des fly-caisses (pour entreposer du matériel de musique).On construisait des fly-caisses pour la tournée de William Sheller lorsqu’ils ont cherché quelqu’un de sérieux pour remplacer le chauffeur de camion qui avait eu son bras cassé. Je suis passé d’un 7 tonnes à un 44 Tonnes pour suivre la tournée ! Je suis devenu copain avec le technicien de la console de retour que j’ai aidé pendant la tournée. J’y ai pris goût et j’ai suivi quelques stages de technique du son puis j’ai commencé à faire des festivals, des concerts.. 

Roland Dacos - Expo Soft Opening du 25.04.2010 392

J’ai bossé technicien du son pour un très grand chanteur italien Nino d’Angelo avec qui j’ai fait plusieurs tournées en France, en Italie, en Allemagne…Un jour, au fin fond de l’Allemagne, je faisais le « babysitter » (càd l’accueil des techniciens) pour Barry Withe et 2 heures avant le concert, l’ingénieur éclairagiste se casse la figure…J’étais le seul à savoir manipuler la console et je suis passé à l’éclairage : je n’ai plus jamais fait de son et ai dédié le reste de ma vie professionnelle en grande partie aux projets d’éclairage

Roland Dacos devant le pavillon belge à Shangai

(je me suis occupé notamment de l’éclairage du Pavillon Belge à la dernière exposition universelle de Shanghai!)

Entre-temps, j’ai enregistré un disque « Envoyez-moi » produit par Albert Gérard, avec Christian Wilhems et Jean-François Maljean (le pianiste de Pierre Rapsat) ; je suis auteur-compositeur-interprète  et j’ai fait des concerts en Belgique il y a quelques années. J’ai produit mon 3ième CD il y a 2 ans. Les gros studios, ce n’est pas mon truc, ce n’est pas assez intimiste ! J’ai réalisé mon rêve d’enregistrer un album dans le plein Nord, en plein hiver…

Roland Dacos - Photos de chatier shanghai

Le milieu de la musique est assez décadent, mais j’ai réussi) passer au travers (l’alcool, les joints, la drogue…) inconsciemment, je me suis dit que ce n’était pas pour moi. J’ai débarqué enfin au Canada et je suis tombé amoureux du Québec ! J’y suis toujours…avec un pied en Belgique et un autre partout où ma société Rivage   m’emmène 

Pourquoi « Only4senses » ?

Nous avions trouvé l’endroit idéal, le propriétaire de la Galerie de la Reine était d’accord pour nous soutenir  sur le projet et la Ligue Braille s’est investie également car il y avait le personnel aveugle à former.

La Belgique, c’est du flamand, du français, de l’allemand et de l’anglais…Le concept est qu’avec un sens de moins, on peut quand même vivre des choses exceptionnelles. On n’est pas seulement un resto, la nourriture est une excuse pour faire vivre une expérience unique : il y a un aveugle pour s’occuper de 12 à 15 personnes. On a dû développer des techniques avec eux. Il y a un roulement avec une formation psychologique et une formation Horéca, mais ce sont toujours les mêmes qui reviennent. Ils ont eu 2 ans de rodage maintenant puisqu’Only4senses a été ouvert au public le 3 décembre 2008 ! Nous n’ouvrons que 4-5 jours par mois et c’est un véritable succès car il y a eu environ 3000 personnes depuis l’ouverture…

Est-ce que ce projet est « viable » ?

Au début, nous n’avons pas trouvé d’aides financières et c’est sur nos fonds propres que nous avons entamé l’aventure. Les caméras infra rouges ont été offertes par le groupe GS4 sécurité Ils ont toujours été fidèles au rendez-vous et continuent en assurant la maintenance entre autres. (En effet, le resto est en fait éclairé par des fréquences infra-rouges au-dessus de ce que l’œil et le cerveau peuvent voir).

Les aveugles qui travaillent pour Only4senses sont mieux payés que dans l’Horéca et nous faisons environ 100 repas par mois. Le resto doit tourner toujours avec minimum 6 personnes : le cuistot (Francis, avec nous depuis le début de l’aventure) et un garçon pour la salle + un deuxième garçon qui amène la nourriture dans la salle + une personne à l’accueil + une personne derrière les caméras pour veiller à ce que tout se passe bien. A cela il faut ajouter la location de la salle, la nourriture, le matériel….(les nappes sont beaucoup plus « cochonnées » dans cette expérience … J)

Ce qui est fabuleux, c’est que tout le monde se sent responsable de l’évolution d’Only4senses. Même après 2 ans, on développe pour que ça tourne encore mieux. ! Actuellement, on est à la recherche de sponsors même si on reçoit une petite aide de la région Bruxelles Capitale. Ce projet ne peut pas se suffire à lui-même. La solution est de trouver d’autres ressources et comme Rivage (ma société) est une société événementielle, je peux rechercher d’autres sources de financement pour compléter Only4senses. Jacques et moi, on a confiance dans un phénomène : le bouche-à-oreille !

Qu’espères-tu apporter avec cette expérience humaine hors du commun ?

Nicolas au milieu -guide malvoyant et des clients de Only4senses

Parlons ne fut-ce que des aveugles qui croient en ce projet : Nicolas était timide, il est très fier de lui (à juste titre !) car sans lui, cela ne fonctionne tout simplement pas…Idem pour Saïd, Freddy, Marc (lui, il est encore un cas particulier car c’est un nyctalope, il est aveugle de jour).

La différence n’est peut-être pas une différence ; on peut être rassuré de dire que « j’en serai capable, ce n’est pas l’enfer que je m’aurais imaginé ! ». Cette expérience unique permet de rentrer dans un monde qu’on imaginait d’un point de vue négatif, comme d’une perte, d’une différence par rapport à notre propre monde de voyant. Les 4 autres sens sont sollicités de manière différente pour chacun (personnellement, quand j’ai vécu cette expérience pour la première fois, j’ai senti littéralement le bout de mes doigts, de mon nez…ce que je n’avais jamais ressenti ainsi !).

Freddy avec des clients

Only4senses diminue l’écart qu’il y a entre les aveugles et les voyants ; on a déjà tout eu comme clientèle, aussi bien des Groseille que des Le Quesnoy mais sur 3000 visiteurs, il n’y en a pas eu 30 pour être mécontents de l’expérience vécue…C’est un réel succès pour nous et notre équipe !

Un petit conseil pour nos membres étudiants ?

« Plutôt ce que j’appellerai une « leçon de vie » : Quand on veut quelque chose, on peut toujours y arriver ! La seule chose dont il faut se méfier est la jalousie (souvent involontaire d’ailleurs) des autres qui tendrait à nous mettre des bâtons dans les roues et nous empêcher de simplement vouloir atteindre notre but en y croyant ! »

Voilà encore une fois une personnalité et un projet sortant de l’ordinaire…

Only4senses est le nouveau partenaire de Kotplanet et de ce fait les heureux membres de Kotplanet pourront bénéficier de 25% de remise sur leur repas ! N’hésitez pas à participer au concours lancé à l’occasion de ce nouveau partenariat et de gagner ainsi 2X2 couverts pour le mois de janvier (les 12, 13,14 ou 15 janvier 2011).

                                                                                           Béa ;-)

                                                                  L’équipe d’Only4senses

* Fondée en 1922, la Ligue Braille vient en aide aux personnes aveugles et malvoyantes dans tous les domaines : social, professionnel, culturel, …

Le concours Wapad-Kotplanet est terminé!

13 déc

Ils ont été 20 heureux tirés au sort parmi tous les participants au concours puis 10 à réussir avec la question subsidiaire à se rapprocher au plus près du véritable nombre de participants !

  Nous enverrons un mail personnel à chacun des gagnants afin de lui indiquer la marche à suivre pour prendre possession de cette petite merveille.

 Merci à tous d’avoir participé à ce super concours Wapad-Kotplanet et à bientôt pour un nouveau concours sur notre site…

                                                                                                Béa

                                                                                 L’équipe de Kotplanet

                                                                                  L’équipe du WAPAD

Attention: consigne pour le concours WAPAD de Kotplanet!

8 déc

Attention, attention…! Petit éclaicissement sur le concours WAPAD-Kotplanet : 20 personnes parmi tous les participants au concours (sur base de leur code de membre) seront tirées au sort et la question subsidiaire servira à départager les 10 gagnants parmi ces 20 heureux sélectionnés!

 

Les résultats seront mis en ligne le 13 décembre au soir sur le site de www.kotplanet.be!

Nouveau concours Kotplanet : 10 tablettes multimédia Wapad offertes pour ses membres!

6 déc

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ATTENTION : 10 tablettes multimédia Wapad 0701 A GAGNER ! Allez voir notre rubrique Concours !

Est-ce qu’une tablette multimédia intéresserait les membres de Kotplanet ? Bien sûr, Of course ! Mais qui, mais quoi, mais comment ? Les contacts avec Siegfried puis la rencontre avec Didier me convainquirent qu’il y avait là un trésor à dévoiler à tous nos membres. Saint-Nicolas passe ce 6 décembre et c’est une occasion unique de pouvoir offrir 10 tablettes multimédia Wapad 0701 lors d’un concours organisé une fois de plus pour le plus grand bonheur des membres de Kotplanet !

Qu’est ce que cette tablette multimédia ? Qu’a-t-elle de si particulier ?

Cette tablette est discrète et légère: elle possède un écran 7 pouces, qui tient dans une seule main, pour un poids plume de 350g. J’ai demandé à un jeune étudiant de me la décrire plus précisément. Voici ce qu’il en résume :

« Le CPU tourne à 624 MHz, c’est un double cœur avec 256 MB de DDR2. La résolution est de 7 pouces et l’écran est « touch » (très important !). Il a une capacité de 4 GB de mémoire, une caméra qui tourne avec 2 MPx (Méga pixels pour les « non-initiés », cela revient à avoir une vidéo haute définition). La wifi répond aux normes B et G (apparemment les pros savent de quoi ils parlent !) II dispose d’un port USB2 pour y ajouter le périphérique qu’on veut (clavier, souris, clef USB !!!!,…) et il supporte des cartes micro SD, quant à la batterie de la machine, elle convient pour un « audio-playing » de 15 heures et une durée de connexion sur le web de 7 heures !

Le point le plus frappant est le suivant : Android Market 2.1 est installé par défaut en tant qu’ « Operation System » mais Android permet de connecter le Wapad sur PC ou MAC pour échanger des fichiers etc. . de manière ultra simple (énorme avantage…) .»

Elle coûte 299 Euros à l’achat mais les membres de kotplanet pourront bénéficier d’une remise de 20% (ça, c’est un véritable partenariat !) en donnant le bon code promotionnel ! (Nous vous tiendrons au courant une fois le concours terminé).

Qui se retrouve derrière ce projet du Wapad ?

Angelo et Siegfried

Depuis 2 ans, Siegfried et Didier sont associés, Angelo les a rejoints plus récemment pour le Wapad et pour instaurer un partenariat avec Sony Center. Le lancement officiel du Wapad se fait mi-décembre avec un grand plan d’attaque au niveau de la presse et de la publicité pour faire connaitre cette tablette.

« Siegfried a été un vrai moteur, me dévoile Didier Reuter, sur deux ans, on a parcouru 100 chemins différents pour arriver au Wapad 0701. Le petit frère de Siegfried, encore aux études est venu avec une plainte comme quoi il n’existait pas sur le marché pour les étudiants une tablette multimédia facile d’utilisation, en cours ou chez soi, avec un clavier intégré pour pouvoir prendre notes et surtout à un prix abordable et non astronomique…Résultat des courses, après une « petite » incursion à la Hong Kong International Electronic Fair (où plus de 2800 exposants se retrouvent et où des milliers de produits à la fois similaires et différents y sont présentés), nous sommes « tombés » sur le bon produit, le Wapad 0701 ! »

« Ce qui est génial en travaillant en petit comité, contrairement à une grosse société, c’est qu’on arrive à avoir un maximum de réactivité sur 24h ! Nous avons créé ce projet sur fonds propres et en négociant avec la distribution car le produit ne se vend pas tout seul : il faut bien jouer son coup. Il faut que le produit soit à la mode, qu’il réponde aux exigences des consommateurs futurs, qu’il soit compatible multimédia (PC ou Mac) et que son prix soit plus que correct ! Et c’est ce qui se passe avec le Wapad 0701 qui rassemble tous ces critères…la seule chose finalement qu’il nous reste à défendre, c’est l’ « exclusivité » du produit ! »

Kotplanet a interviewé l’un de ces 3 mousquetaires du Wapad, Didier Reuter, ce père de 4 enfants hyper-dynamique, enthousiaste et plein d’énergie et de verve quant à ce projet.

D’où viens-tu ? Comment en es-tu arrivé là ? Quel parcours as-tu réalisé jusqu’à aujourd’hui ?

Didier Reuter

« J’ai fait « zéro » études ! Je m’explique : j’ai mon diplôme de secondaire et puis je me suis disputé avec mes parents alors que j’avais très envie de faire polytechnique. Je me suis mis directement à travailler avec comme but de devenir riche… et de reprendre mes études plus tard uniquement pour le plaisir ;-) !

De « zéro » à maintenant, c’est une très longue histoire d’amitié avec Siegfried. Celui-ci a longtemps travaillé dans la distribution avec des produits dérivés (le DVD associé à Télémoustique, c’est lui). De par son expérience, il a beaucoup de contacts avec les distributeurs de films d’où est venue son idée de télécharger ces films sur un nouveau support avec clé usb. Le fait de dématérialiser permet d’économiser les coûts de fabrication du DVD, soit 50 cents, ce qui permet de télécharger le film qu’on veut sur sa clef usb! Cette idée a donné vie au premier projet de Siegfried, càd Wazao.

Il ya 10 ans on avait déjà bossé ensemble, j’étais entré dans sa boite comme indépendant mais il n’y avait pas assez de cash-flow donc après 5-6 mois je suis parti. Et voilà qu’on se retrouve au mariage d’un ami commun et qu’il veut absolument que je rebosse avec lui ! Seule condition pour moi : il ne faut pas que je m’ennuie car sinon, je m’en vais. Concrètement j’ai besoin qu’on utilise tous mes talents dans les projets mis sur la table et c’est ce que Siegfried a bien compris ! J’ai les « faiblesses de mes avantages », je touche à tout, en particulier dans l’histoire du Wapad, au départ je m’occupais de la logistique, du transport, de la technique (voir si le produit était conforme à ce qu’on demandait, faire des tests en conséquence). Maintenant, c’est Angelo qui s’occupe de l’aspect technique, une société indépendante s’occupe du transit et moi je gère tout le côté commercial du projet !

Angelo, Siegfried et Didier, les 3 associés du WAPAD à Hong Kong

Mais qui es-tu réellement ?

« J’ai un gros problème avec les étiquettes : « je suis polyvalent » est l’étiquette la plus juste que l’on pourrait me coller. J’ai été instructeur en auto-école, j’ai fait du commercial dans un garage, également dans les espaces publicitaires, j’ai fait du coaching à un moment donné, j’ai fait des ventes d’assurances pour grosses sociétés, j’ai vendu des joints (de carrelage ;-) )…J’ai un besoin continuel d’apprendre, de découvrir.

L’auto-école a été une période très marquante pour moi car il y avait ce côté « confessionnal » de l’espace confiné d’une voiture avec l’envie de parler avec les gens à qui je donnais des leçons de conduite. Cette expérience a duré plus de 6 mois : j’ai donné cours à toutes sortes de gens qui au bout du compte étaient tous semblables, ils avaient le même fonctionnement (famille, amis, son chez-soi). J’avais trouvé un discours de base et tout le monde s’y retrouvait ! J’avais décidé de devenir moniteur d’auto-école car le brevet est à vie et international (dans les pays évidemment où le permis titulaire est reconnu !).

Je suis le cadet de 6 enfants, mon grand-père a connu Stanley et mon père a bossé avec Haroun Tazieff comme stagiaire. De père en fils, on est très sensible aux injustices commises autour de soi et on essaie de réparer sinon de supprimer…La planète, les guerres, la famine, tout m’interpelle, je m’en fais le porte-parole et je tente d’inculquer ces valeurs au maximum à mes propres enfants ! »

 

Nous avons dû arrêter l’interview…faute de temps vu la richesse des anecdotes vécues et révélées…Voilà encore une rencontre extrêmement intéressante, comme je les aime, qui montre que le chemin qu’une vie peut prendre peut se révéler à la fois tortueux et terriblement enrichissant !

 

Béa ;-)

Fanny Bériaux en concert à la Ferme du Biéreau à Louvain-la-Neuve, ce jeudi 9 décembre à 20h30 : elle y chantera son nouvel opus “Blow Up my World”

1 déc

         

Fanny Bériaux se définit comme étant « Chanteuse » ; c’est son métier, sa voie (sa voix ?), sa vocation : « Cette idée m’habite depuis toujours, depuis que je suis toute petite. Mon rêve était de pouvoir concilier le plaisir de chanter et le fait de devoir gagner ma vie. »

Née en 1980, Fanny étudie tout d’abord le solfège et le piano classique en Académie, et ce, dès l’âge de 8 ans. Elle poursuit ses études de piano classique pendant 11 ans. Durant cette période, elle découvrira aussi la guitare et tout naturellement commencera à chanter.

Quel est ton parcours ?

« A la fin de ma rhéto, j’ai eu très difficile à choisir. Les possibilités étaient très nombreuses mais la musique a toujours été ma priorité. Mes parents qui venaient d’un milieu universitaire me poussaient à assurer mon avenir financièrement…Cela voulait dire obtenir un diplôme valable. Je me suis donc inscrite au Conservatoire Royal de Liège pour devenir prof de solfège (Toujours la musique !) ; pour moi, l’idée était que ce diplôme allait m’ouvrir plein de portes sur le monde de la musique. Dans le même temps j’ai fait COMMU, à l’université, histoire de satisfaire mes parents !

Au conservatoire, je n’ai appris que le chant lyrique mais après ma première candi, j’ai découvert Anca Parghel et pris comme option le jazz. J’avais trouvé ma voie ! »

Comment en es-tu arrivée là, à la Ferme du Biéreau?

« Je me suis toujours laissée guider par la vie. Je ne m’imaginais pas arriver où j’en suis. J’ai donc commencé par chercher un boulot en COMMU ET en musique ; je me suis rendue très vite compte qu’il y avait énormément de débouchés dans le domaine de la musique. Peut-être était-ce inconscient, mais je cherchais toujours un travail de communications orienté dans le théâtre, ou avec un orchestre, ou…et finalement je me suis dit pourquoi pas la musique elle-même ? J’ai osé et je me suis lancée là-dedans à temps plein…Quel bonheur et quel boulot ! »

« J’ai rencontré il y a 4 ans Jared Frankowski pour l’album « Blow up my world », tout à fait par hasard ; j’étais encore au conservatoire et ce monsieur faisait passer une audition pour une comédie musicale ; il a littéralement flashé sur ma voix. Je n’étais pas très branchée « comédie musicale » mais j’ai réalisé une petite démo avec sa musique à lui…et il en a résulté cet album ! Je chante sur sa musique et les paroles sont un peu de tout le monde (il y a 5 personnes, finalement qui y « ont mis leur grain de sel » »

On te dit « Tour à tour tendre, vamp, schizophrène et nostalgique », qu’en penses-tu ?

« L’album est lié à la scène, c’est un travail très fin qui a été réalisé au niveau des sons, très détaillé, très léché et la scène pour moi est un état d’esprit. En plus je dois me réinventer la scène quand je passe de 6 musiciens à 4 comme ici pour la Ferme du Biéreau. C’est beaucoup plus intimiste comme résultat…

Je fais un bon concert si j’ai été tout à fait dans mon trip. C’est une question de force vitale : je suis totalement dans le morceau ; s’il parle de chat, je « deviens chat ». Je ne suis pas actrice mais je me branche complètement sur mes trippes, c’est physique, donc je suis dans l’énergie du présent. En conclusion, je peux avouer que je n’ai pas du tout le style classique de la chanteuse de jazz !

Nous avons travaillé 3 ans sur cet opus sorti officiellement il y a 1 an. En réalité cela fait 2 ans que les chansons tournent en concert et c’est le bouche à oreille qui a fonctionné pendant la première année. Quand j’ai sorti l’album, le niveau a directement changé ; la presse est arrivée et a fait beaucoup de publicité pour moi. Il y a eu un effet « boule de neige » et cela a fortement aidé pour notre parcours. Le pouvoir de la presse a fait énormément pour la réussite de l’album ! »

Quels sont tes projets futurs ?

« Les chansons de l’album sont plus des chansons « jazzy » que du jazz pur, c’est beaucoup moins difficile d’accès pour le public. J’ai envie de sortir au plus tôt un nouvel album mais faire de l’autoproduction, c’est très dur ! Il a fallu trouver environ 25.000 Euros en frais HORS les heures (nombreuses, très nombreuses !) de travail, sans compter l’enregistrement en studio complet… J’ai reçu pour le projet une petite aide de la Communauté Française et j’ai également le statut d’artiste qui me procure une sécurité minimale si je n’ai pas de boulot. Mais il faut encore payer les musiciens à chaque concert…Bref, je vais seulement commencer en janvier prochain à réfléchir à l’album suivant. J’ai déjà l’angoisse de la « page blanche » ;-) J’y ai quand même pensé et je crois qu’il sera plus varié en collaboration avec pas mal de copains artistes, musiciens et techniques et avec normalement toujours une base jazz. »

En conclusion ?

« Je me laisse fort vivre le moment présent, j’aime bien me laisser faire par ce qui se passe, c’est le chant au bout du compte qui me porte.

Si je pouvais, je ferais de l’expression théâtrale (si j’avais un peu de temps ;-) ) ; le vocal, je le possède, j’apprends par moi-même, j’aurais plutôt envie de travailler la scène. Autrement les amis, les relations, la famille, sont très importants pour moi.

C’est énormément de boulot d’être artiste et de travailler en indépendant, et quand j’ai un peu (si peu !) de temps, je prends mon sac à dos et je pars loin avec quelques copains pour voyager, voir du monde, explorer de l’ « ailleurs » ».

La Ferme du Biéreau offre à l’occasion d’un nouveau concours organisé sur le site de Kotplanet 2 duo-tickets afin que les membres de Kotplanet puissent aller applaudir Fanny et son « Bow Up my World » sur l’une des plus belles scènes du Brabant Wallon, ce vendredi 9 décembre à 20h30 !

Béa ;-)

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