Archive | octobre, 2010

Reportage des 24H de LLN….quelques photos percutantes!

31 oct

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Un après-midi “tranquille” à Louvain-la-Neuve…..

Photos insolites…

 

Des rues et des places plutôt calmes…

Enfin les vélos folkloriques!

Un public encore “attentif”…

Et la soirée se déchaine …

Le lendemain matin, Louvain-la-Neuve se “réveille”…

FIN

Le reporter préféré de Kotplanet

De nouveaux partenaires pour la rubrique kots/colocation de Kotplanet

16 oct

Yes! De nouveaux partenaires pour Kotplanet et quels partenaires….

  • kitkot
  • appartager
  • Easykot

Des centaines d’annonces dans la rubrique kots/colocation à disposition pour tous nos membres…Faites passer le message! :-)

“Sans queue ni tête” : interview de Michaël Bier

16 oct

En complément de l’article présentant le nouveau film « Sans queue ni tête » de la réalisatrice Jeanne Labrune, Kotplanet a décidé de s’intéresser plus près aux arcanes de la production d’un film et d’interviewer le Directeur de Casting, le jeune bruxellois Michaël Bier.

En quoi correspond le métier de ” Directeur de Casting ” ? As-tu une fonction particulière dans le choix des acteurs? Pour le commun des mortels (moi en l’occurrence ;-) ) le casting correspond à une “pré-sélection” des différents acteurs (premier ou second rôles) du film….qu’en est-il réellement?

En réalité, la recherche de figurants correspond à un tout autre métier. Je m’occupe plutôt de la recherche de comédiens pour des seconds rôles ou pour des petits rôles ; le réalisateur choisit généralement lui-même le premier rôle ou alors ce sont des contraintes de production qui impose le choix du premier rôle, sauf dans le cas où l’on recherche un premier rôle inconnu du grand public, alors, dans ce cas précis, je peux agir et ouvrir ma « banque de données ». Cette banque s’enrichit au travers des différents castings, tout est gardé, engrangé et partagé. Je travaille sur base du scénario, essentiellement (par choix) sur des longs métrages.

Comment cela s’est-il passé avec Jeanne Labrune pour le film « Sans queue ni tête » ?

La réalisatrice Jeanne Labrune est en partie financée en Belgique et a donc l’obligation de tourner en partie dans notre pays ainsi qu’avec certains comédiens belges. J’ai trouvé par exemple le comédien pour jouer le personnage ecclésiastique qui débarque de manière incongrue dans la chambre d’hôtel.

En quoi consiste concrètement un casting ? Comment fais-tu pour trouver le bon acteur pour le bon rôle ?

Ça dépend tout à fait de ce qu’on cherche : si on a beaucoup de choix, alors j’appelle la personne qui je pense collera le mieux au rôle et qui se trouve dans ma base de données. Par contre, si c’est plus rare (soit on recherche un enfant en particulier ou un ado ou quelqu’un avec une caractéristique physique particulière (p.ex. un asiatique), alors je dois aller sur le terrain (la rue, les sites de castings, la mise d’annonces….).

Il y a souvent deux tours parfois même plus. Le premier choix du réalisateur se fera sur base des vidéos qu’on aura prises, et quelquefois pour le deuxième tour, le réalisateur se déplace pour rencontrer les candidats. Jeanne Labrune s’est arrangée pour rencontrer même les petits rôles, ce qui fait qu’il y a un véritable échange humain et que quand les comédiens débarquent comme des inconnus sur un plateau où tout le monde se connait déjà depuis des semaines, cela facilite leur intégration.

Quelles sont tes ambitions professionnelles? (Travailler sur tel ou tel film, avec tel ou tel acteur? Découvrir de nouveaux talents?…)

Je reçois le scénario du film sur lequel je dois travailler et je rencontre généralement le réalisateur qui peut parfois être très précis dans ses demandes (un homme très grand, de 2 mètres au moins, avec des cheveux bruns) et parfois très flous (je ne connais même pas le sexe du personnage à jouer !). Si je ne suis pas « contre le film », je peux arriver à mettre mon « grain de sel » et faire carrément changer le réalisateur de perspective quant au physique de ses personnages…je peux réellement arriver à enrichir le film en termes de fond.

Et toi-même, quel est le cheminement qui t’a amené à faire du “casting” ta profession? Qui es-tu réellement?

J’ai tout d’abord fait les Romanes à l’université puis j’ai fait l’IAD. Mon papa qui était médecin adorait le théâtre ; il y avait à l’époque une obligation pour les théâtres d’avoir un « médecin dans la salle » pendant les représentations, ce qui fait que nous y allions très souvent !

J’ai donc baigné très jeune dans cette ambiance de scène avec un attachement particulier pour les comédiens…A l’IAD, chacun pouvait développer sa spécificité, et moi j’étais plutôt « branché comédiens » ! En fin de ma 4ième année, j’ai pu assister à des castings, notamment avec le professeur Benoît Mariage qui a notamment réalisé « Cow Boy » avec Benoît Poelvoorde.

Quelles sont tes ambitions personnelles?

Il y a seulement 6 mois, j’ai pu créer ma société de Casting, ADK-Kasting sprl, grâce au « tax-shelter » qui permet une défiscalisation utile en sauvant le cinéma* pour un boulot essentiellement alimentaire, mais que j’ai la chance d’adorer. Je m’explique : je voudrais en fait pouvoir m’occuper de théâtre et de réalisation ; mon rêve est d’être metteur en scène et réalisateur !

Que peux-tu conseiller aux membres de Kotplanet qui tenteraient d’approcher ce métier ?

A la base, sentir qu’on aime ça plus la curiosité de l’autre, rencontrer des nouvelles personnes, aller voir des pièces de théâtre, aller au cinéma, la vie personnelle a toujours tendance à nourrir la vie professionnelle !

Sur ce bon conseil, je vous suggère sans plus attendre d’aller voir « Sans queue ni tête » dont Michaël Bier a réalisé une partie du casting !

Béa

L’équipe de Kotplanet.be
Artémis Productions
ADK-Kasting

*Kotplanet en a déjà parlé dans un article précédent …

« Sans queue ni tête », avec Isabelle Huppert, le dernier film de Jeanne Labrunne, sorti sur nos écrans belges le 6 octobre 2010.

6 oct
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sans queue ni tête banner affiche kotplanet

Est-ce la tête ou le sexe qui sont concernés ? Quel est ce mélange du genre propre à cette extraordinaire réalisatrice qu’est Jeanne Labrune ?

Alice, prostituée indépendante, ne supporte plus ses clients.
Xavier, psychanalyste, est las d’écouter les soliloques du divan.
Alice veut entreprendre une analyse pour trouver la force de changer de vie.
Xavier, que sa femme vient de quitter, fait appel à une professionnelle pour tromper sa solitude.
Alice et Xavier se rencontrent.
Ce qui pourrait être le début d’une romance devient l’heure de vérité et peut-être la première étape vers un nouveau départ.

Voici repris ci-dessous la substance des propos recueillis lors de l’entretien de Jeanne Labrune pour le dossier de presse du film.

La réalisatrice Jeanne Labrune en plein tournage

« Il s’agit en fait de la mise en relation cinématographique de la psychanalyse et de la prostitution : comment mettre en valeur les points communs à ces deux pratiques…..un lieu en général discret et clos, un sofa ou un lit, une durée de séance donnant lieu à une rémunération et surtout une limite posée par l’argent : la prostituée loue son corps là où le psychanalyste loue son temps, sa « présence » au côté du patient….. »

Débat ? Non-débat ?

« Le film ne s’inscrit pas volontairement dans le débat actuel autour de la psychanalyse car il a été écrit en 2007 et ne prétend rien démontrer. Le livre de Michel Onfray qui a suscité ce fameux débat part d’une analyse très complète de l’œuvre de Freud et renvoie à tous les textes disponibles. Tous les systèmes, et la psychanalyse en est un, méritent d’être passés au crible, surtout quand ils font école. »

Critique des analystes

« La psychanalyse est un jeu dangereux entre soi et soi via un autre…On a vu plus d’un cas dramatique où un psychanalyste se glissait dans la faille de son patient, le cas de Marilyn Monroe en est un exemple célèbre. »

Relation des analystes à l’argent

« Ce qui ne devrait être qu’un outil pour échanger est devenu une valeur ! Dans un monde où tout se vend, ma générosité finit par créer du malaise »

La prostitution

« Elle est la pratique qui met le plus en évidence la relation entre l’argent et la personne ; Alice, la prostituée, se vend comme « objet ». Elle décide de se retrouver, de recoller les morceaux de son être et, par conséquent, n’arrive plus à se mentir et ne supporte plus la prostitution. Xavier sera son dernier client. C’est la raison pour laquelle elle veut entreprendre une analyse auprès du Dr Cassagne, recommandé par Xavier. Celui-ci refuse de la prendre en analyse car il voit qu’elle s’en sort seule mais, en contrepartie, il lui donne une chance, un travail. C’est cela la valeur positive du non qu’il lui a apposé. »

Quel est cet ange qui se promène dans le film ?

« « Ange » veut dire « messager » ; ici, il ne représente rien de religieux, ce n’est pas le messager de Dieu au sens chrétien du terme mais plutôt le messager parmi les hommes, un objet qui passe des mains de Cassagne aux mains de Xavier, puis d’Alice pour revenir auprès des patients de Cassagne. La vraie valeur d’un objet, c’est finalement sa valeur imaginaire ! »

Et les acteurs ?

Jeanne Labrune, manifestement, laisse ses acteurs agir selon leur ressenti. Elle parle très peu du scénario et construit avec eux à partir de choses concrètes (comme le choix d’une ceinture, d’un vêtement, d’un rouge à lèvres) pour lever le voile sur les personnages. Bouli Lanners, Sabila Moussadek, Valérie Dréville, Richard Debuisne, Isabelle Huppert construisent tous magnifiquement leur rôle à leur manière….

Au final ?

Tous les films de Jeanne Labrune ont en commun de raconter une histoire de dépassement. « Sans queue ni tête » veut mettre en scène l’envers de la comédie humaine, soulever le masque du rire. Comment faire pour déjouer la bêtise en soi et hors de soi ? Comment traverser le désespoir et atteindre une certaine légèreté ? C’est cette lutte que racontent les films de Jeanne Labrune.

Voilà juste une petite mise en bouche destinée à tous les membres de kotplanet.be avec en sus des places à gagner pour aller voir ce film qui fait réfléchir !

Béa

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